GoldZone Web Hosting

Rédigé par Gaëtan Trellu (goldyfruit)

Outils pour utilisateurs

Outils du site


integration_d_un_serveur_linux_a_une_baie_san

Intégration d'un serveur Linux à une baie SAN.

Un SAN se différencie des autres systèmes de stockage tel que le NAS (Network attached storage) par un accès bas niveau aux disques. Pour simplifier, le trafic sur un SAN est très similaire aux principes utilisés pour l'utilisation des disques Internes (ATA, SCSI). C'est une mutualisation des ressources de stockage.

Dans le cas du NAS, la ressource de stockage est directement connectée au réseau Ethernet de l'entreprise. Le serveur NAS intègre le support de multiples systèmes de fichiers réseau, tels que CIFS (Common Internet File System), le protocole de partage de fichiers de Microsoft, NFS (Network File System), un protocole de partage de fichiers Unix ou AFP (AppleShare File Protocol), le protocole de partage de fichiers d'Apple. Une fois connecté au réseau, il peut jouer le rôle de plusieurs serveurs de fichiers partagés.

Dans le cas du SAN, les baies de stockage n'apparaissent pas comme des volumes partagés sur le réseau. Elles sont directement accessibles en mode bloc par le système de fichiers des serveurs. En clair, chaque serveur voit l'espace disque d'une baie SAN auquel il a accès comme son propre disque dur. L'administrateur doit donc définir très précisément les LUN (unités logiques), le masking et le zoning, pour qu'un serveur Unix n'accède pas aux mêmes ressources qu'un serveur Windows utilisant un système de fichiers différent (source Wikipedia).

Tutoriel en cours de rédaction !

Installation de l'agent Navisphere.

Navisphere est un agent fourni par EMC, il permet la remontée de plusieurs informations sur le client à la baie SAN.

EMC fourni des paquets Linux uniquement pour les distributions Red Hat Enterprise Linux et Suse Linux Enterprise Linux, pour récupérer Navisphere il est nécessaire de créer un compte chez EMC.
Une fois le compte validé par EMC, il suffit de télécharger les paquets pour notre de Linux.

# yum install naviagentcli

L'agent Navisphere est désormais installé sur le serveur.

Configuration de Navisphere.

La configuration de l'agent consiste à rajouter deux lignes au fichiers de configuration.
Ces ligne consiste à indiquer l'utilisateur et le serveur sur lequel devra se connecter le client.

Le fichier de configuration se nomme “agent.config”, il se trouve dans le répertoire “/etc/Navisphere/”. A la fin du fichier il est nécessaire d'ajouter les deux lignes suivantes :

user system@10.134.1.122
user system@10.134.1.112

N'hésitez pas à demander aux administrateurs SAN si les adresses/utilisateurs sont toujours correctes.
Comme tout service, après chaque modification il faut relancer le service “naviagent” pour que les modifications soient prises en compte.

/etc/init.d/naviagent restart

Une dernière petite chose à vérifier, si le service sera lancer à chaque redémarrage du serveur.
Normalement lors de l'installation cette étape est effectuée automatiquement, pour s'en assurer il suffit de taper la commande suivante :

# chkconfig --list | grep navi

Résultat :

[root@fqaalin04 ~]# chkconfig --list | grep navi
naviagent       0:arrêt        1:arrêt        2:arrêt        3:marche        4:marche        5:marche        6:arrêt

Si aucun résultat n'est retourné alors il faut ajouter le service “naviagent” à la liste des services à démarrer lors du boot du serveur.

# chkconfig --add 2345 naviagent

Pour vérifier que toute la procédure s'est déroulée correctement il suffit de ré-exécuter la commande de listage précédemment lancée.

Installation de PowerPath.

Le logiciel PowerPath s’exécute sur un serveur et gère les chemins entre le serveur et les disques virtuels du système de stockage. En cas de défaillance d’un chemin, PowerPath transfère les E/S vers un chemin fonctionnel et assure l’équilibrage des charges en répartissant uniformément les E/S entre les chemins disponibles.

Tout comme Navisphere, les paquets PowerPath se trouvent sur le dépôt local Yum, l'installation sera donc facilitée.
Il est aussi possible de télécharger les paquets directement sur le site EMC.

# yum install EMCpower.LINUX-5.1.0-194

Attention il est important de respecter la casse !!

Une fois le paquet installé il ne reste plus rien à installer, modifier ou encore à configurer.
Il est tout de même nécessaire de démarrer le service “PowerPath”.

# /etc/init.d/PowerPath restart

Quelques commandes PowerPath.

Le # devant chaque commande signifie qu'il faut être “root” pour exécuter la commande.

Commandes Description
# powermt display Affiche l’état des adaptateurs HBA configurés pour PowerPath.
# powermt display paths Affiche les devices PowerPath (avec taille des disques et n° de baie).
# powermt check Vérifie chaque chemin spécifié et vous invite à retirer de la configuration PowerPath tout chemin marqué “dead”.
# powermt version Affiche la version de PowerPath qui est installée sur le serveur.
# powermt watch every=1 Commande permettant de voir l’état des I/O et des buffers en attente.
# powermt config Découvre et configure tous les chemins fonctionnels que le système d’exploitation a déjà configurés.
# powermt load Charge une configuration PowerPath préalablement enregistrée.
# powermt remove Retire un chemin de la configuration PowerPath.
# powermt restore Teste et rétabli les chemins spécifiés. Les chemins qui réussissent au test restent en service ou sont remis en service, les chemins qui échouent restent hors service ou sont mis hors service.
# powermt -save Enregistre les paramètres en cours sous la forme d’une configuration PowerPath personnalisée.
# powermt set mode Définit le mode Active ou Standby pour des chemins.
# powermt set periodic_autorestore Active ou désactive la fonction périodique de restauration automatique PowerPath.
# powermt set policy Modifie la politique d’équilibrage de la charge et de reprise pour les périphériques configurés dans PowerPath.
# powermt set priority Définit la priorité d’E/S pour les périphériques configurés dans PowerPath.
# powermt set write_throttle Active ou désactive l’augmentation des écritures d’E/S sur un disque virtuel.
# powermt set write_throttle_queue Définit la longueur de la file d’attente d’augmentation des écritures pour un système de stockage.
# powermt update lun_names Permet à PowerPath de récupérer et d’afficher les derniers noms de disques virtuels. Les noms de disques virtuels par défaut se présentent sous la forme Disque virtuel n°.

Une fois que tout est installé.

Maintenant que Navisphere et PowerPath sont installés, il ne reste plus qu'a vérifier la présence du disque SAN.
Pour vérifier que le disque est bien visible par le système il suffit d'utiliser la commande “fdisk” de la façon suivante :

# fdisk -l

Résultat (uniquement la partie qui nous intéresse) :

Disque /dev/emcpowera: 10.7 Go, 10737418240 octets
64 heads, 32 sectors/track, 10240 cylinders
Unités = cylindres de 2048 * 512 = 1048576 octets

Un disque “emcpowera” de 10Go est bien visible, il ne reste plus qu'à créer une partition (LVM par exemple) sur ce dernier.
Le prochaine disque ajouté aura pour nom “emcpowerb” et ainsi de suite.

A savoir.

- L'installation de PowerPath peut poser problème si le noyau de la Red Hat a été modifié, PowerPath se plaindra d'une version de système incompatible.
La solution est donc de ré-installer un noyau d'origine… De plus pour information, Red Hat ne fourni plus de support (au sujet du noyau) si ce dernier a été modifié !!

- Pour stopper le service “PowerPath”, il est nécessaire de stopper le service “naviagent” en premier.

- Sur une Red Hat EL 4 il est possible lors du lancement que plusieurs messages d'erreurs d'entrée/sortie s'affichent à l'écran, pas de panique c'est “normal”.

- Après chaque ajout d'un LUN au système, il est nécessaire de relancer le serveur afin que ce dernier soit correctement vu par le système auquel cas des erreurs d'entrée/sortie peuvent apparaître lors de la création d'une partition.

integration_d_un_serveur_linux_a_une_baie_san.txt · Dernière modification: 2011/01/05 16:05 (modification externe)